Actions en justice
Le Snac se bat à vos côtés pour défendre vos intérêts
Le Snac est à vos côtés dans toutes les batailles qui peuvent être menées chaque fois que vos droits sont bafoués ou que vous estimez être lésé.
Les affaires en cours
L’affaire Chloé Wary : Le combat pour le droit moral de l’artiste
Le Snac soutient et défend l’autrice Chloé Wary (@chloewary sur Instagram) qui dénonce la censure dont elle a fait l’objet par la mairie d’une commune du Val de Marne (94).
À la suite d’une commande pour la réalisation d’une fresque participative sur le mur d’un parking dans la commune de Champigny-sur-Marne, laquelle a donné lieu à une peinture de l’artiste, quelle n’a pas été la surprise de l’artiste de découvrir, environ trois jours après son inauguration, une disparition complète de ladite fresque ! 23 mètres, intégralement recouvert à la peinture blanche! A noter que la signature de l’artiste, inscrite sur un muret adjacent, sera effacée quelques jours plus tard…
Pour soutenir Chloé Wary, vous pouvez signer la pétition, et participer à la cagnotte pour aider aux frais de justice.



L’affaire contre Meta : Le combat syndical contre les atteintes graves au droit d’auteur
Unis, auteurs et éditeurs assignent Meta pour imposer le respect du droit d’auteur aux développeurs d’outils d’intelligence artificielle générative.
Le Syndicat national de l’édition (SNE), la Société des Gens de Lettres (SGDL) et le Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC) agissent en justice contre Meta devant la 3e chambre du Tribunal judiciaire de Paris en raison d’une utilisation massive d’œuvres sous droits, sans autorisation de leurs auteurs et éditeurs, afin d’entraîner son modèle d’intelligence artificielle générative.
« Alors que nous avons constaté la présence de nombreuses œuvres éditées par des membres du Syndicat national de l’édition dans les corpus de données utilisés par Meta, nous saisissons aujourd’hui le juge pour faire reconnaître le non-respect du droit d’auteur, le parasitisme. Nous souhaitons, à travers cette assignation, agir sur le fondement des principes fondamentaux. La création d’un marché de l’IA ne peut pas se concevoir au détriment du secteur de la culture », déclare Vincent Montagne, président du SNE.
Cette action en justice s’inscrit dans un contexte de régulation au niveau européen, l’AI Act ayant rappelé la nécessité pour les sociétés éditrices de solutions d’intelligence artificielle générative de respecter le droit d’auteur et d’assurer la transparence sur les sources utilisées pour développer des modèles de fondation. A l’occasion du Sommet pour l’action sur l’Intelligence Artificielle, 38 organisations internationales représentant l’ensemble des secteurs créatifs et culturels ont également publié une charte culture et innovation afin de défendre le droit d’auteur et la propriété intellectuelle face aux IA.
«L’action que nous entamons doit aussi faire naître une volonté sérieuse des IA de tenir compte de la création, d’en respecter le cadre juridique et le cas échéant de trouver des contreparties pour l’utilisation d’œuvres dont ils se nourrissent. C’est essentiel pour préserver un écosystème fragile qui doit sa richesse à la diversité éditoriale», ajoute Christophe Hardy, président de la SGDL.
François Peyrony, président du SNAC indique enfin : «L’objectif, à travers cette action inédite en France, est aussi d’ouvrir la voie à d’autres actions similaires afin de protéger si nécessaire les auteurs des dangers de l’IA qui pille leurs œuvres et le patrimoine culturel pour s’entraîner et qui produit des “faux livres” qui entrent en concurrence avec les vrais livres d’auteurs.»
Les plaignants réclament le respect du droit d’auteur et, notamment, le retrait complet des répertoires de données créés sans autorisation et utilisés pour entraîner les IA.
D’autres actions en justice plus confidentielles sont actuellement portées par le Snac, nous vous ferons part de leurs résultats au termes des procédures judiciaires.