Une musique pour le Snac – Un entretien avec M!sty

Actualités Une musique pour le Snac – Un entretien avec M!sty, autrice compositrice interprète, membre du groupement Musiques actuelles. M!sty, jeune autrice compositrice interprète, a composé une musique pour la ligne téléphonique du Snac, afin qu’une attente éventuelle devienne des plus agréables. Bulletin des Auteurs – Comment avez-vous été choisie pour être la compositrice de cette musique ? M!sty – Je suis la plus jeune compositrice parmi les compositeurs et compositrices qui sont membres du Snac. B.A. – Quel a été votre itinéraire ? M!sty – J’ai commencé à composer vraiment à l’âge de treize, quatorze ans. Ma sœur m’avait appris un peu à pianoter pour accompagner la voix, je suis autodidacte pour l’écriture comme pour la composition, j’ai pris deux cours, à tout casser, de MAO, musique assistée par ordinateur, sur le logiciel Ableton. J’ai enregistré un premier album chez un ami, qui a un studio, j’ai sorti cet album à l’âge de dix-sept ans, « Paradoxe », en même temps que j’ouvrais ma chaîne YouTube, c’est là que je poste le plus, j’ai soixante-dix vidéos actuellement. J’ai depuis sorti plusieurs singles, je suis présente sur toutes les plateformes. B.A. – Comment avez-vous composé cette musique pour le Snac ? M!sty – De base j’écris des chansons. J’avais plusieurs compositions libres de paroles, que j’avais créées grâce à mon logiciel Ableton. Je compose sur ce logiciel de son depuis plus d’un an maintenant, je commence à bien le maîtriser. J’ai proposé au Snac plusieurs musiques. Celle qui a été retenue, je l’aime bien, elle a été écrite voilà quelques mois. Je l’ai retravaillée pour le Snac. Elle dure deux ou trois minutes, avec une boucle de quinze à vingt secondes, pour être répétée lors des appels. B.A. – Comment avez-vous été amenée à adhérer au Snac ? M!sty – Comme j’allais devenir majeure, j’ai voulu me syndiquer. Comme à la base je suis assez militante, je trouve que c’est très important de se syndiquer. Ma mère s’est renseignée, et m’a aidée dans les démarches dès que je suis devenue majeure. Ça m’est arrivé plusieurs fois d’avoir des contrats avec des maisons de disques, on a un peu de mal à les lire si on n’a pas de formation en droit. Les producteurs et éditeurs ont souvent une façon de faire comme s’il y avait un seul contrat possible, alors qu’en réalité pas du tout, il y a mille façons de faire. Le site du Snac propose des contrats types, qui m’ont été très utiles autant pour appréhender ma présence dans l’industrie musicale, que pour en apprendre davantage sur le droit d’auteur. J’ai bénéficié de la possibilité de faire relire mes contrats, avant de les signer, par le Snac. En cas de tension éventuelle avec un producteur ou un éditeur, il est important de se savoir soutenue. Il faut soutenir une organisation qui nous soutient. Si elle ne me soutient pas moi maintenant, que je soutienne le syndicat servira à d’autres personnes qui sont dans des cas qui ressemblent au mien.